07 janvier 2009
Sélection
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12 octobre 2008
Dans les bois - Harlan Coben
Dans les bois
Harlan COBEN
................ Dernière page..............jusqu'à laquelle le secret est bien tenu. Dans les bois, il y a 20 ans, 4 meurtres sont venus briser le calme d'un centre de vacances d'adolescents. Lucy et Paul s'étaient donnés rendez-vous dans les bois cette nuit là. Ils s'aimaient.
20 ans plus tard, Paul est un jeune procureur appelé pour l'identification d'un cadavre. Il reconnait l'un des adolescents présumé assassiné dans les bois mais donc le corps n'avait pas été retrouvé. Le passé refait surface et avec lui, toutes les incertitudes : qu'est-il réellement arrivé dans ces bois?
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Extrait :
" Quiconque croit qu'on est autre chose que des animaux est naïf. Tous les humains sont des sauvage. Ceux qui sont bien nourris sont plus paresseux, voilà tout. Il n'ont pas besoin de tuer pour se procurer de la nourriture. Du coup, ils se fixent des objectifs prétendument élevés qui leur donne l'illusion d'être au-dessus de la mêlée. Quelle sottise. Les sauvages ont plus faim. C'est là toute la différence.
On commet des atrocités pour survivre. Quiconque se croit au-dessus de ça se met le doigt dans l'œil."
557 pages de suspens. Je lis les premières phrases et je voyage, moi aussi, dans les bois. Je veux savoir, comme Paul.
Les tombes doivent-elles rester closes avec leurs secrets? La douleur de revivre le passé aide-t-il à en faire le deuil?
@ bientôt, je vous souhaite une bonne lecture
Miss Clochette
07 octobre 2008
A perte de vue ............
A perte de vue
Amanda Eyre Ward
Ce jour-là, Caroline, Madeline et Ellie avaient décidé de fuguer.
Deux adolescentes et leur petite sœur de cinq ans qui rêvaient d'aventure et de liberté, de fuir un père alcoolique et une mère trop faible. Dans la voiture, les grandes ont attendu qu'Ellie sorte de classe. Et Ellie n'est jamais venue. C'était il y a seize ans. Depuis, aucune nouvelle, aucune trace, aucun indice. Seulement une famille rongée par le doute et la culpabilité. Enceinte, Madeline voudrait voir l'affaire classée pour enfin avancer.
Caroline, elle, se raccroche à un minuscule espoir : un visage sur une photo de presse prise dans le Montana, une jeune fille au sourire si ressemblant. Improbable, impossible, mais comment hésiter ? Caroline prend à nouveau le volant. Direction le Montana.
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Biographie de l'auteur
Amanda Eyre Ward est née à New York en 1972.
Elle est l'auteur de plusieurs nouvelles parues dans des revues littéraires et des magazines américains. En 2003, le New York Post fait d'elle l'un des cinq écrivains d'outre-Atlantique à suivre. Son premier livre - et le premier roman consacré à la condition des femmes dans les couloirs de la mort aux Etats-Unis - Le ciel tout autour (Buchet/Chastel, 2005) la propulse sur le devant de la scène littéraire américaine, qu'elle continue d'occuper avec À perte de vue (2006) et Pardonnez-moi (2008), tous deux parus aux éditions Buchet/Chastel.
Amanda Eyre Ward vit à Austin, au Texas, avec son mari et leurs deux fils.
Extrait :
" Si les larmes coulaient sur mes joues, ce n'était pas à cause de Roxie, une gentille fille, qui avait ses propres problèmes. Ni à cause d'Ellie, ni de l'appréhension face à ce qui m'attendait. Je ne pleurais pas sur moi-même, ni la mort de ma mère. C'était juste ce sentiment de vide, pur et simple, ce manque, ce pénible fardeau, qui me faisait pleurer, alors que je m'éloignais, laissant Roxie derrière moi"
Quel est le poids de votre passé? La question est de savoir s'il faut l'enfermer à double tour au fond du subconscient ou le laisser nous parler doucement.
@ bientôt
Miss Clochette
25 septembre 2008
Virginie Talmont - Inceste.....
Virginie Talmont - Inceste.....
Alors qu'elle a tout pour être heureuse, Virginie souffre depuis l'enfance d'un profond mal-être. Après la naissance de sa première fille, elle découvre qu'elle ne supporte pas de voir son père s'en approcher et qu'elle se refuse elle-même à certains gestes, pourtant anodins, sur son bébé.
Pour comprendre, elle décide de remonter le fil de sa souffrance. Sur ce chemin long et douloureux, aidée par la psychanalyse et la prière, elle rencontre une petite fille, terrorisée, nichée à l'intérieur d'elle-même, qui lui confie des choses affreuses sur son père. Virginie n'arrive pas à écouter cette voix, ni à la croire. Mais peu à peu la confiance grandit et la jeune femme se réapproprie cette part de son enfance que sa mémoire avait oblitérée. Le puzzle prend forme, la vérité qui libère fait surface, la guérison se profile à l'horizon. Alors commence pour elle un nouveau combat. Comment affronter ce père incestueux qui réclame un droit de visite sur ses petits-enfants ? Comment réagir face à sa famille qui doute de ses révélations ? D'une plume sensible, pudique, nerveuse aussi, l'auteur nous entraîne dans sa quête de vérité, de bonheur et de paix. Un récit bouleversant.
Biographie de l'auteur
Virginie Talmont est mariée et mère de deux enfants. Diplômée en gestion et en communication, elle est journaliste dans un grand quotidien national. Le livre est publié sous pseudonyme.
Extrait :
" Le mensonge tue. Il tue psychiquement, physiquement aussi peut-être. Combien de suicides, de cancers, de crises cardiaques, de maladies, se déclenchent sur des non-dits, des secrets de famille, des mensonges?"
Quel que soit ce non-dit, je pense que chacun devrait méditer cet extrait.
@ bientôt
Miss Clochette
15 septembre 2008
Tempête rouge - Tom CLANCY
Tempête rouge - Tom CLANCY
Des terroristes islamistes caucasiens détruisent une toute nouvelle raffinerie pétrolière en Union soviétique.
Face à la pénurie qui s'annonce, et refusant de faire des concessions à l'Ouest, le Politburo choisit la force et décide de s'emparer des champs pétrolifères au Moyen-Orient.
Cependant, l'OTAN représente une menace à ce projet. Le KGB est donc chargé de mettre au point un plan pour faire croire que l'Allemagne de l'Ouest a monté une opération terroriste contre l'URSS, et ainsi diviser l'OTAN.
La conséquence est une guerre conventionnelle sur le sol européen.
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C'est assez rare que je termine pas un livre. Là, j'avoue, j'abandonne en page 270. Pourquoi? Probablement parce que je suis une femme lol. Une description d'avions (et autres appareils militaires) furtifs qui durent des pages m'a ennuyé à mourir. Je fais donc le choix de vous donner un résumé (source Wikipédia) pour rester neutre. Je ne crois pas que ce soit un "mauvais" roman mais tout simplement une littérature à laquelle ne n'accroche pas.
Ce fameux roman techno-thriller du non moins célèbre romancier du genre Tom Clancy - et nouvel épisode en date des aventures de son héros, l'analyste de la CIA Jack Ryan - est un récit de politique-fiction nous racontant un énième scénario de guerre conventionnelle, en région centre-europe, entre forces de l'OTAN et forces du pacte de Varsovie (i. e : tel qu'un tel conflit aurait pu se développer dans les années 1980...).
L'intérêt principal de ce récit étant de développer une dimension originale de ce conflit : l'intérêt pour les forces alliés de contrôler l'Atlantique nord (et le pivot insulaire de l'Islande) afin de pouvoir garantir la liberté des mers à leurs forces navales pour mieux apporter le ravitaillement et les renforts nécessaires aux forces alliées se battant en centre-europe.
@ bientôt
Miss Clochette
09 septembre 2008
Les Arcanes du Chaos - Maxime Chattam
Les Arcanes du Chaos - Maxime Chattam
Elle s’appelle Yaël, elle a 27 ans et sa vie bascule le jour où elle voit des choses apparaître dans les miroirs…
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Du jour au lendemain, sans aucun signe avant-coureur, Yaël se retrouve livrée à elle-même, seule, se débattant dans ce qui semble être un cauchemar. Ou du moins le début de sa folie. Car comment expliquer autrement la sensation qu’elle a d’être toujours épiée, et ces mots sur son ordinateur éteint, et ces Ombres dans les miroirs, chez elle ?
Comment expliquer la tension qui l’habite dès qu’elle sort de chez elle, cette course folle contre Eux ?
Et puis il y a Thomas, un jeune canadien qu’elle rencontre dans un bar. Lui, il la croit, il la défend, il veut l’aider. Avec lui, c’est une poursuite à mort qui s’engage, mais contre quoi ? Ou contre qui ?
Non, ce n’est pas de la Fantasy, ni du fantastique, ni de la SF. Comment ça, déçu ? Aucunement. Il suffit d’ouvrir le livre et d’en commencer la lecture pour être pris dans un tourbillon, que dis-je un tourbillon, un véritable mælstrom d’informations sur notre monde et notre société, entre complots, codes secrets, désinformation médiatique, ésotérisme… Vous pensez ne plus pouvoir douter après Da Vinci Code, vous pensez que plus rien ne vous ferait frémir après Le Silence des Agneaux, vous croyez encore être maître de votre destin ? Alors surtout n’ouvrez pas ce livre.
Sinon, après tout, ce n’est qu’un roman…
@ bientôt
Miss Clochette
17 août 2008
Boris VIAN
Biographie de Boris Vian
Boris Vian, figure mythique du Paris d'après-guerre, a marqué la vie intellectuelle et artistique française d'une empreinte singulière. Cet écrivain, auteur, chanteur et musicien, disparu prématurément, laissa derrière lui une œuvre moderne et insolite, véritable patrimoine dont les générations suivantes n'ont cessé de s'inspirer. Boris Vian naît dans la région parisienne à Ville-d'Avray le 10 mars 1920. Cadet de sa famille, il grandit au milieu de trois frères et sœurs : Lélio, Alain et Ninon. Ses parents, Paul et Yvonne, élèvent leurs enfants dans une atmosphère joyeuse où culture et raffinement tiennent une large place. Paul Vian, rentier, enseigne à sa petite famille le respect des libertés et la méfiance de l'Eglise et de l'Armée. En 1929, la crise financière touche la famille qui quitte la villa les Fauvettes pour s'installer dans l'appartement du portier. Handicapé par une santé fragile, Boris est instruit à domicile par une institutrice particulière.
C'est ainsi que très tôt, il sait lire et écrire. A 10 ans, les classiques de la littérature française n'ont plus de secret pour lui. A 12 ans, il connaît ses premiers problèmes cardiaques. Il ne cessera d'en souffrir. Adolescent, Boris est élève au lycée de Sèvres, au lycée Hoche de Versailles puis à Condorcet à Paris. Il prépare des études classiques caractérisées par l'étude des langues latine et grecque. Parallèlement, il apprend seul l'anglais. Brillant et cultivé, il passe un premier baccalauréat à 15 ans, puis un second lorsqu'il en a 17.
Non seulement le jeune Boris maîtrise la langue française, la littérature et la manipulation des mots, mais il se passionne dès ses 16 ans pour la musique et en particulier le jazz, forme musicale encore peu écoutée en France. Il acquiert très vite une connaissance pointue du genre et devient membre du Hot Club de France. Il se met alors à la trompette à 17 ans. A la veille de la Guerre, Boris est un jeune homme qui partage son temps entre l'écriture, la musique et l'organisation de soirées mémorables dont il est un des piliers avec ses frères. Parfois jusqu'à 400 personnes se pressent dans la salle de bal construite au fond du jardin de la villa de Ville-d'Avray. Célèbre pour son sens de la fête et son goût du canular, il est maître es-réjouissances en tous genres.
En 1939, il évite la mobilisation en raison de sa santé défaillante et intègre l'Ecole Centrale des Arts et Manufactures à Angoulême, où elle a déménagé pour cause de guerre. Il en ressort en 42 bardé du diplôme d'ingénieur, section métallurgie. En 1939, Boris rencontre une jeune femme nommée Monette avec laquelle il se fiance. En 40, la famille Vian quitte Paris et s'installe en Gironde. C'est là, à Capbreton, qu'au cours de l'été 1940, Boris fait la connaissance de celle qui va devenir sa première épouse, Michèle Léglise, également réfugiée dans les Landes avec sa famille. Ils se marient le 3 juillet 1941 et auront deux enfants, Patrick en 42 et Carole en 48. Ce même été, il fait aussi la connaissance de Jacques Loustalot, dit ''le Major''. Ce très jeune homme de 15 ans frappe Vian par son comportement délirant et excentrique. Les deux hommes deviennent très proches jusqu'au décès accidentel du Major en 48.
Parallèlement à ses activités d'ingénieur, Boris Vian commence à écrire son premier ouvrage en 41, ''Les cents sonnets'', ouvrage qui ne sera pas édité avant 1984 ! Passionné par la culture de l'absurde, par l'exploration des exercices intellectuels les plus surréalistes, Vian développe des activités variées comme le Cercle Legâteux, déjà créé avant-guerre. Ce club d'amis permet à ses adhérents entre autres de jouer aux échecs, de tourner des courts métrages et même de mettre au point des modèles réduits au sein de ''La Section volante, déchaînée, sociale et cosmique de la science aérotechnique''. Aussi sérieux que loufoque, ce cercle permet aussi à certain de s'adonner à la pratique fort ludique des bouts-rimés sous la houlette de Vian lui-même. Tout est bon pour réunir les amis, s'amuser tout en s'adonnant à chaque fois à un exercice intellectuel. Vian ne cesse de créer et d'imaginer.
Tout juste diplômé, il intègre l'AFNOR, association française de normalisation, dans la section verrerie. Cette entreprise des plus sérieuses, lui inspirera de nombreux écrits. Il en démissionnera en 46. En 42, il écrit ''Troubles dans les Andains'' qui sera également publié très tardivement, en 1966 seulement. C'est à cette époque qu'il devient trompettiste dans l'orchestre du clarinettiste Claude Abadie, qui est alors rebaptisé orchestre Abadie-Vian. Boris y retrouve Alain et Lélio, respectivement batteur et guitariste. Ensemble, ils participeront à de nombreux concours et tournois d'amateurs de jazz.
Vers 44, Vian publie ses premiers textes sous des pseudonymes tels Bison Ravi (anagramme de Boris Vian) ou Hugo Hochebuisson. Sous le nom de Bison Ravi, il écrit un poème qui évoque l'interdiction du jazz américain par les Allemands. A cette époque, il se lance aussi dans l'écriture de ses premières chansons comme ''Au bon vieux temps'', texte écrit sur une musique d'un de ses amis, Johnny Sabrou. Mais cette activité, qui prendra toute son ampleur dans les années 50, est encore marginale dans son travail.
En 45, il signe un contrat chez Gallimard pour son roman ''Vercoquin et Plancton''. 1946 est l'année de parution de son plus célèbre roman, ''L'Ecume des jours''. C'est à ce moment-là qu'il rencontre le couple Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, piliers du gotha littéraire de Saint-Germain-des-Prés. Quelques mois après ''L'Ecume des jours'', Vian publie ''J'irai cracher sur vos tombes'', pastiche des romans noirs américains. Il le signe Vernon Sullivan et fait alors passer Vian pour le traducteur. L'ouvrage fait scandale par son contenu un tantinet iconoclaste. Mais c'est un best-seller dès 47. Idem avec ''Les morts ont tous la même peau'' en 47 et ''Et on tuera tous les affreux'' en 48. Scandale et réussite.
La Guerre terminée, la vie reprend de plus belle et en particulier, la vie artistique et culturelle. Des lieux s'ouvrent, le jazz envahit la capitale, les plus jeunes générations se lancent dans une fête permanente, fête à laquelle Vian participe activement. Il monte une chorale en 47 qu'il nomme ''Le petite chorale de Saint-Germain-des-Pieds''. Parmi les nouveaux lieux à la mode, on compte Le Tabou, 33 rue Dauphine, au cœur de Saint-Germain-des-Prés. Cette boîte de jazz minuscule devient vite un point incontournable du Paris qui bouge dans les années d'après-guerre. Boris et Alain Vian l'animent avec leur orchestre. L'histoire laisse même entendre que Boris en aurait écrit ''l'hymne'' : ''Ah ! Si j'avais un franc cinquante''. On y croise Juliette Gréco, égérie de Saint-Germain et future star de la chanson, ainsi que la jeunesse existentialiste du moment. Boris doit malheureusement cesser la trompette à la même époque pour raisons de santé. En revanche, il demeure plus que jamais une sommité en matière de jazz et intègre la rédaction du magazine Jazz Hot en 46. Pendant plus de 10 ans, il rédigera pour eux une revue de presse et de nombreux articles.
A la fin des années 40, Vian laisse le Tabou au profit d'une autre cave de jazz, le Club Saint-Germain-des-Prés, à deux pas de là, rue Saint Benoît. Il y reçoit de célèbres jazzmen américains dont Duke Ellington, Charlie Parker ou Miles Davis. Multipliant à l'infini ses activités, Vian écrit à cette époque ses premiers spectacles de cabaret. Il se met également à la traduction de romans noirs dont ceux de Raymond Chandler dans la série ''Série noire'', chez Gallimard. En 49, parallèlement à Jazz Hot, il devient rédacteur en chef de Jazz News. De plus en plus, il partage son temps entre ses diverses occupations et délaisse son emploi à l'Office professionnel des industries et commerces du papier et du carton.
Peu de domaines littéraires échappent à Vian. S'il a commencé à écrire des chansons des années auparavant, 49 marque son premier succès en la matière avec le titre ''C'est le be-bop'' interprété par un jeune chanteur fou de jazz, Henri Salvador, sur une musique du pianiste de jazz Jack Diéval. Avec de dernier, Vian collaborera jusqu'au tout début des années 50. En revanche, Vian et Salvador se retrouveront au cours des années 50 pour produire des dizaines de succès.
Au début des années 50, Vian se consacre beaucoup au théâtre. En 1950, est monté ''L'Equarrissage pour tous'' dont le rythme textuel est très musical et très syncopé. Plus que jamais, Vian joue avec les mots et les transforme en autant de notes au sein d'un ballet vocal. La même année, il écrit d'ailleurs sa première comédie musicale, ''Gialiano''. En 51, il écrit ''Le goûter des généraux'' qui ne sera pas joué avant les années 60. Puis en 52, Vian connaît le succès avec ''Cinémassacre ou les cinquante ans du septième art'' puis ''Paris varie ou Fluctuat nec mergitur'' en fin d'année.
Séparé de Michèle, il s'installe en 51 avec une jeune danseuse allemande, Ursula Kubler. Ils se marient en 54. Son rythme d'écriture ne cesse de s'accélérer. De plus, les soucis d'argent le poussent à traduire à tour de bras pour Gallimard. Après le théâtre, le roman, la poésie et la chanson, Boris Vian s'emballe pour un nouveau genre littéraire, la science-fiction, style encore méconnu en Europe. Cette découverte lui inspirera une chanson quelques années plus tard, ''la Java martienne''.
En 1952, Boris Vian intègre le Collège de pataphysique en tant qu'Equarisseur de première classe. Sous ces appellations à la signification obscure, se cache un cercle de gens étudiant la pataphysique, science du virtuel et des solutions imaginaires, concept mis à jour à la fin du XIXème siècle par l'écrivain Alfred Jarry. Quelques mois plus tard, Vian y est nommé Satrape, puis l'année suivante, Promoteur insigne de l'Ordre de la Grande Gidouille, échelons divers et prestigieux de cette assemblée qui compte parmi ses membres des noms tels que Raymond Queneau, Eugène Ionesco ou Jacques Prévert. Boris consacrera beaucoup de temps au Collège jusqu'à la fin de ses jours.
A partir de 1954, Boris Vian commence à consacrer beaucoup de temps à la chanson. Le début de la guerre d'Indochine lui inspire en particulier un titre aujourd'hui mythique, ''le Déserteur'', manifeste antimilitariste. Fort d'un répertoire déjà solide, le producteur Jacques Canetti l'engage en 1955 dans son cabaret, les Trois Baudets, ainsi que sur la scène de La Fontaine des Quatre Saisons. Il y rencontre un certain succès qui lui valent d'enregistrer son premier disque en avril. Sous le titre ''Chansons possibles et impossibles'', Vian y reprend les titres de son tour de chant. L'album, tiré à 1000 exemplaires, est censuré à cause de la chanson ''le Déserteur'' dont le propos est jugé scandaleux par beaucoup. Le scandale surgira également au cours de la tournée que Boris Vian donne tout au long de l'été. Certains concerts donnent lieu à de violentes réactions du public.
Après le jazz, le roman noir, la science fiction, Vian insuffle à son travail un nouveau style venu d'Amérique et encore marginal en France, le rock'n'roll. Sur des musiques composées par Alain Goraguer, Michel Legrand et Henri Salvador, Vian écrit des textes souvent drôles et brillants. A partir de 56, il enregistre de nombreux disques chez Philips, en tant qu'interprète mais aussi que réalisateur. C'est ainsi qu'on découvre de célèbres titres tels que ''Rock'n'roll Mops'' par Henry Cording (alias Henri Salvador) ou ''Fais-moi mal Johnny'' par Magali Noël. Outre le rock, Boris s'inspire de styles musicaux les plus divers dont la java que jusque-là, personne n'avait sorti de son image populaire. Cela donnera des titres tels que ''la Java des bombes atomiques'', ''la Java des chaussettes à clous'', ''la Java javanaise'' ou ''Java mondaine''. Sous des dehors très drôles, Vian cache parfois des textes engagés et contestataires. Il sait à merveille allier les deux.

De plus en plus renommé pour la singularité de ses chansons, de nombreux chanteurs font appel à lui dont Renée Lebas et Mouloudji qui impose la chanson ''Le Déserteur''. En dépit de graves odèmes pulmonaires qui se multiplient, Vian ne cesse guère ses multiples activités. Il écrit des livrets d'opéra (''Fiesta'' en 58 sur une musique de Darius Milhaud), des commentaires de films documentaires (''la Joconde'' en 57), joue dans des films (''Un amour de poche'' de Pierre Kast), traduit des pièces de théâtre (August Strindberg) et devient directeur artistique pour Philips en 57, puis pour les disques Fontana l'année suivante.
Il écrit de plus en plus de chansons dont beaucoup restent des perles du répertoire : ''J'suis snob'', ''les Joyeux bouchers'', ''On n'est pas là pour se faire engueuler'' ou ''Je bois''. En outre, en 1958, il finit d'écrire ''En avant la zizique.'', spectacle inspiré de son expérience dans les maisons de disques. En cette grande époque de la chanson ''littéraire'' - on chante Prévert, Aragon, Queneau et même Sartre -, le travail de Vian est vivement remarqué.
Très fatigué, Boris Vian essaie de se reposer plus fréquemment. Mais ses activités nombreuses ne lui laissent pas de répit. En 59, il connaît beaucoup de difficultés avec l'adaptation cinématographique de ''J'irai cracher sur vos tombes'', projet dont il sera finalement écarté. En avril, il fait une ultime apparition au cinéma dans ''les Liaisons dangereuses'' de Roger Vadim, avec Jeanne Moreau.

Après Philips et Fontana, c'est chez Barclay que Boris Vian devient directeur artistique. Mais il n'aura guère le temps d'y inscrire sa patte. Le 11 juin 59, Boris et Ursula donnent une grande fête chez eux, cité Véron, pour fêter le nouveau chef du Collège de pataphysique. Quelques jours plus tard, le 23 juin, il assiste au visionnage du film ''J'irai cracher sur vos tombes'' mais meurt dès les premières images de cette adaptation dans laquelle il ne se reconnaissait pas.
Il laisse un vide énorme dans la vie artistique de l'époque. Mais son empreinte ne cesse de se confirmer depuis. Ses chansons ont été maintes fois interprétées par des artistes aussi divers que Jacques Higelin, Serge Reggiani, Mouloudji, Catherine Sauvage, les Frères Jacques, Yves Montand, Bernard Lavilliers ou même Maurice Chevalier qui en 57, a repris l'inoubliable ''Pan Pan poireau pomme de terre''. De fort nombreux disques et coffrets posthumes furent publiés depuis sa mort. Enfin régulièrement, des spectacles reprenant ses titres sont montés en France dont ''En avant la zizique'', joué en août 99 à Paris.
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Certains de ses ouvrages sont des classiques de la littérature française, étudiés dans les écoles et analysés dans les facultés. Par son sens de l'humour mêlé de désespoir, son goût de l'absurde, d'une certaine irrévérence et ses choix frondeurs, Boris Vian est devenu une figure révérée par les plus jeunes générations. Son œuvre est le résultat d'une totale ouverture d'esprit et d'une pensée libre. Sa modernité n'est plus à démontrer.
@ bientôt
Miss Clochette
16 juillet 2008
John GRISHAM
"Le couloir de la mort"
"Mississipi 1967 : Deux enfants sont atrocement tués dans un attentat aveugle du Ku Klux Klan. Le procès de Sam Cayhall, complice des terroristes, est ajourné.
Octobre 1981 : Officiellement, la ségrégation est abolie et les droits civiques rétablis dans le sud. L'affaire revient devant la cour Suprême. Un nouveau jury condamne le vieux raciste à la chambre à gaz"
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Quelques mois avant l'exécution, un nouvel Avocat décide de tout mettre en œuvre pour sauver la vie de Sam. Un très jeune Avocat qui se révèle être le petit fils du vieil homme. Et vous lecteurs, voulez-vous voir cet homme dans la chambre à gaz? Sera-t-il exécuté?
Au delà de ces questions, l'auteur pose quelques thèmes de réflexion. Quel que soit son crime, un homme peut-il être abattu de sang froid sous couvert de la loi?
Quelles raisons ont poussée Sam à commettre un tel acte? Son petit fils est venu à lui pour, peut-être, lui sauver la vie. Il est aussi à la recherche de son histoire familiale. Quel est le poids des secrets de famille?
Ces réponses sont peut-être dans les pages du roman de John Grisham dont le style laisse le suspens intacte jusqu'à la dernière page.
@ bientôt et bonne lecture.
04 juillet 2008
Couture, broderie, crochet.........
02 juillet 2008
Introduction
"Les grands livres, les mauvais livres, les journaux, tout est bon à qui aime lire, tout est nourriture à l'affamé. D'un coté ceux qui ne lisent jamais. De l'autre ceux qui ne font plus que lire. Il y a bien des frontières entre les gens. L'argent, par exemple. Cette frontière là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque. La muraille entre les riches et les pauvres est visible. Elle peut se déplacer ou s'effondrer par endroits. La muraille entre les lecteurs et les autres est bien plus enfoncée dans la terre, sous les visages. Il y a des riches qui ne touchent aucun livre. Il y a des pauvres qui sont mangés par la passion de lire. Où sont les pauvres, où sont les riches. Où sont les morts, où sont les vivants? C'est impossible à dire. Ceux qui ne lisent jamais forment un peuple taciturne. Les objets leur tiennent lieu de mots : les voitures avec sièges en cuir quand il y a de l'argent, les bibelots sur les napperons quand il n'y en a pas. Dans la lecture, on quitte sa vie, on l'échange contre l'esprit du songe, la flamme du vent. Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient comme dans ces histoires du journal, quand on force les portes d'une maison envahie jusqu'au plafond par les ordures. Il y a la main blanche de ceux qui ont pour eux l'argent. Il y a la main fine de ceux qui ont pour eux le songe. Et il y a tous ceux qui n'ont pas de main - privés d'or, privés d'encre. C'est pour ça qu'on écrit. Ce ne peut être que pour ça, et quand c'est pour autre chose c'est sans intérêt : pour aller des uns vers les autres. Pour en finir avec le morcellement du monde, pour en finir avec le système de castes et enfin toucher aux intouchables. Pour offrir un livre à ceux qui ne le liront jamais."
Christian BOBIN
