Les lectures de Miss Clochette

"Les grands livres, les mauvais livres, les journaux, tout est bon à qui aime lire, tout est nourriture à l'affamé. D'un coté ceux qui ne lisent jamais. De l'autre ceux qui ne font plus que lire. Il y a bien des frontières entre les gens."

16 juillet 2008

John GRISHAM

"Le couloir de la mort"

"Mississipi 1967 : Deux enfants sont atrocement tués dans un attentat aveugle du Ku Klux Klan. Le procès de Sam Cayhall, complice des terroristes, est ajourné.

Octobre 1981 : Officiellement, la ségrégation est abolie et les droits civiques rétablis dans le sud. L'affaire revient devant la cour Suprême. Un nouveau jury condamne le vieux raciste à la chambre à gaz"

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Quelques mois avant l'exécution, un nouvel Avocat décide de tout mettre en œuvre pour sauver la vie de Sam. Un très jeune Avocat qui se révèle être le petit fils du vieil homme. Et vous lecteurs, voulez-vous voir cet homme dans la chambre à gaz? Sera-t-il exécuté?

Au delà de ces questions, l'auteur pose quelques thèmes de réflexion. Quel que soit son crime, un homme peut-il être abattu de sang froid sous couvert de la loi?

Quelles raisons ont poussée Sam à commettre un tel acte? Son petit fils est venu à lui pour, peut-être, lui sauver la vie. Il est aussi à la recherche de son histoire familiale. Quel est le poids des secrets de famille?

Ces réponses sont peut-être dans les pages du roman de John Grisham dont le style laisse le suspens intacte jusqu'à la dernière page.

@ bientôt et bonne lecture. 

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04 juillet 2008

Couture, broderie, crochet.........

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02 juillet 2008

Introduction

 

"Les grands livres, les mauvais livres, les journaux, tout est bon à qui aime lire, tout est nourriture à l'affamé. D'un coté ceux qui ne lisent jamais. De l'autre ceux qui ne font plus que lire. Il y a bien des frontières entre les gens. L'argent, par exemple. Cette frontière là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque. La muraille entre les riches et les pauvres est visible. Elle peut se déplacer ou s'effondrer par endroits. La muraille entre les lecteurs et les autres est bien plus enfoncée dans la terre, sous les visages. Il y a des riches qui ne touchent aucun livre. Il y a des pauvres qui sont mangés par la passion de lire. Où sont les pauvres, où sont les riches. Où sont les morts, où sont les vivants? C'est impossible à dire. Ceux qui ne lisent jamais forment un peuple taciturne. Les objets leur tiennent lieu de mots : les voitures avec sièges en cuir quand il y a de l'argent, les bibelots sur les napperons quand il n'y en a pas. Dans la lecture, on quitte sa vie, on l'échange contre l'esprit du songe, la flamme du vent. Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient comme dans ces histoires du journal, quand on force les portes d'une maison envahie jusqu'au plafond par les ordures. Il y a la main blanche de ceux qui ont pour eux l'argent. Il y a la main fine de ceux qui ont pour eux le songe. Et il y a tous ceux qui n'ont pas de main - privés d'or, privés d'encre. C'est pour ça qu'on écrit. Ce ne peut être que pour ça, et quand c'est pour autre chose c'est sans intérêt : pour aller des uns vers les autres. Pour en finir avec le morcellement du monde, pour en finir avec le système de castes et enfin toucher aux intouchables. Pour offrir un livre à ceux qui ne le liront jamais."

Christian BOBIN

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